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"Microphonie, au milieu d'un film abandonné" c'est un concert  dans une scénographie.

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Ces deux musiciens-compositeurs d'un long métrage se retrouvent en plein milieu de leur film qui aurait littéralement éclaté dans l'espace et le temps.

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C'est un ciné concert pour un film imaginaire à l'agonie, éparpillé dans l'espace autour d'eux.

 

Comme des débris, des reliques du film et de sa projection gisent autour d’eux et constituent la scénographie : quelques accessoires, des costumes, des bouts de décors, des lambeaux d'écrans, une machine à bruitage et quelques sièges en velours rouge de la salle de projection.

 

Ce qui tient le fil ce n'est plus que la bande son des deux musiciens-bruiteurs et quelques bribes furtives de dialogues ou monologues qu’égrainent les baffles sur la scène.

 

L'image du film a été désintégrée et s'effiloche. Ce n'est plus qu'une suite d'impressions colorées et de lumières abstraites qui laisse au spectateur le soin de se créer son propre film avec tous ces éléments.

 

En toile de fond de ce film qu'on ne connaîtra jamais, une succession de voyages et les histoires d’amour d’un poète disparu.

 

Alexis Thépot et Quentin Buffier sont deux compositeurs regroupés aujourd'hui sous le nom de "Microphonie". Ils se sont rencontrés à Anères (65), dans le cadre d'un festival de cinéma muet et d'accompagnement musical en direct.

 

Leur musique d’une difficile simplicité, se conjugue aisément à l’image et comporte beaucoup de lignes mélodiques épurées, qui se marient avec des environnements électro-acoustiques bruitistes.

 

 

Ces musiciens se retrouvent aussi sur des esthétiques très diverses et leurs travaux respectifs sont souvent en lien avec les images qu’elles soient issues de films, du théâtre ou de la danse.

 

Musicalement, ils se situent à la frontière de la musique de chambre et du jazz, une et toute une liste d’étiquettes dont on se passe volontiers. Ils préfèrent dire : musique pour curieux.

 

Dans ce concert scénographié, ils lancent à l’auditeur le défi de recomposer le film dont il ne voit pas l’image.

Ils livrent un kaléidoscope de musique, lumière et voix enregistrées – une construction fragmentée pour que le spectateur puisse re-construire sa propre histoire, se créer son propre film.

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